Je partis et sentant les larmes monter, je me dirigeai directement vers les toilettes, Tom m'interpella.
Tom : « Bill ? »
Je lui fis un geste de la main pour lui dire que ça allait. Je rentrais dans les toilettes et me laissais glisser contre le mur en pleurant. Je serrais ma tête entre mes mains et quand je la relevais j'aperçus une tête brune qui dépassait timidement de l'entrebâillement, je lui fis signe d'approcher et elle m'enlaça de ses bras fins, j'enfouis ma tête dans son cou et me laissais aller, mes larmes coulant de plus belles, Carrie me berçant.
« Sans toi, je ne serais rien. », je contemplais longuement ces mots avant de les repasser au stylo sur mon cahier.
Mme Denis : « L'amour vous emmène bien trop loin de mon cours, Zillerneilt. »
Bill : « L'amitié, Madame, l'amitié, ... dans les moments difficiles, est la seule à permettre que je n'me noie pas, Madame. »
Mme Denis (pinçant les lèvres) : « Dommage pour vous que ce ne soit pas le sujet du Bac, Monsieur. »
Bill : « Bien au contraire, je n'aurais su l'expliquer. »
Elle repartit, frustrée de ne pas m'avoir cloué le bec, encore une fois, grâce à mon extrême droiture et ma justesse, pas un moment je n'avais été hautain, arrogant ou irrespectueux envers elle, et ça elle ne l'admettait pas.
Mme Denis : « Je ne supporte plus votre insolence Zillerneilt, Délegué ! Emmenez Monsieur Zillerneilt faire un tour du côté du respect d'autrui, chez notre très cher « Maître spirituel »Yang. »
Bill : « Vous moqueriez-vous Madame ? Et sous quel motif m'y envoyez-vous ? »
Mme Denis : « Votre insolence, Zillerneilt, irritante et mesquine, ne m'est plus supportable. »
Bill : « Je ne fus aucunement insolent, dans aucun de vos cours, mais si bon vous semble, j'emprunterai le chemin de la paix spirituelle. »
La classe ricana.
Mme Denis : « Assez ! »
Regardant sa liste, elle ordonna à Tom de m'accompagner. Puis elle retourna à son cours et je saluais exagérément les autres avant de sortir sous leurs éclats de rire.
Tom : « Tu t'aides pas en faisant ça. »
Bill : « Elle ne m'a jamais aimé, elle aurait trouvé autre chose, autant que ce soit un minimum justifié » lui dis-je avec un clin d'½il.
Tom : « Bill, je peux te poser une question ? »
Bill : « Ouais si tu veux. »
Tom : « Tu n'es jamais sorti avec un garçon ? »
Je rougis et pressais le pas.
[c=#aebd7e]Bill : « Pourquoi tu m'demande ça !? »
Tom : « Désolé, je n'voulais pas te vexé, je voulais juste savoir, ça me trottait dans la tête, c'est tout... »
Bill : « Pourquoi ! A cause de mes habits c'est ça, Hein !? »
Tom : « Non ! Bill le prend pas comme ça, c'était juste de la curiosité. »
Oui, j'avais déjà eu une attirance physique pour des mecs et alors ? Ca lui posait un problème ? Qu'il le dise tout de suite dans ce cas...
Bill : « AIE ! »
« Ca va pas ou quoi dans ta tête, lâche-moi. »
Tom : « Non mais attends, je n'voulais vraiment pas t'offenser ! S'il te plait écoute-moi ! »
Bill : « POURQUOI ? Pourquoi je serais attiré par les hommes ? »
Tom : « Je n'sais pas, c'est bête mais ... (baissant la tête) Tes traits sont féminins, fins et pétillants (survolant le visage de Bill) Ta silhouette longiligne se balance comme celle d'une fille, tu te trémousses inconsciemment, tu souris comme une adolescente amoureuse quand tu es gêné et tu rougis... »Il se stoppa net, nous étions tellement proche que je sentais son ventre contre le mien bien que je ne ressente plus aucune sensation sinon celle d'un engourdissement étrange, je n'osais bouger jusqu'à ce qu'il baisse la tête vers ma taille et que je comprenne quelle était la cause de mon engourdissement soudain, je piquais un phare comme jamais et tentant de me justifier.
Bill : « Je... Heu... Hum. »Même si je n'avais aucune raison valable. Je partis donc en courant vers le bureau du proviseur, jamais je n'avais été si pressé... Arrivé là-bas, je m'approchais de la secrétaire quand une douleur m'arracha le bas ventre, je lui demandais alors où étaient les toilettes, gêné. Dix minutes plus tard, je ressortis, estimant que j'avais été le plus rapide possible... J'entrais chez le proviseur et lui expliquais la situation, un peu ailleurs...
M. Yang : « M Zillerneilt ? Vous dites que Mme Denis cherche à tout prix à gagner une sorte de « jeu » ? »
Bill : « Heu ... Oui en quelque sorte, elle veut absolument avoir ... le dernier mot, et j'avoue avoir usé de ma repartie pour qu'elle n'arrive pas à ses fins, je n'pensais évidemment pas que les choses iraient si loin... »
M. Yang : « Bon, jeune homme, vous vous exprimez bien et avez l'air responsable, n'ayant jamais eu de problèmes avec vous, je ne demanderais aucune sanction contre vous mais tâchez de laisser, même si c'est agaçant je vous l'accorde, Mme Denis prendre le « dessus ».
Bill : « J'y prendrais garde, à l'avenir. »
M.Yang : « Au revoir M. Zillerneilt, bonne journée. »
Bill : « Vous aussi Monsieur, au revoir. »Je repartis tranquillement, ne souhaitant surtout pas arriver avant la sonnerie avec un peu de chance tous les élèves se rueraient dehors, comme à leur habitude, et je passerai ainsi inaperçu de tous, et de lu... Je fus soulagé quand j'entendis le bruit strident de la sonnerie, quoique peu amène, il m'apaisa. Du moins jusqu'à ce qu'une main se plaque dans mon dos et qu'on m'appelle gravement, d'un ton si sérieux que, l'espace d'un instant, je doutais que ce fut la personne face à moi qui l'eut prononcé. C'était Carrie et elle avait un air assez préoccupé pour que je me demande si j'avais fait une connerie dans un passé proche.
Carrie : « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Je ne suivais plus.
Bill : « Qu- Quoi !? »
Carrie : « Qu'est-ce que tu as fait à Tom Kaulitz pour qu'il se retrouve dans cet état ?! »Je soupirais puis me détournant de son regard, je l'aperçus, je restais figé une seconde avant de comprendre qu'il m'avait vu lui aussi. Il commença à traverser la foule, j'empoignais le bras de Carrie et la tirais avec moi dans le placard à balais.
Carrie : « Mais tu vas pas bien ou quoi !? »
Bill : « Clément n'est pas venu te voir aujourd'hui ? Il voulait te dire quelque chose tout à l'heure, mince je... »
Carrie : « BILL ! Ca suffit maintenant tu vas m'expliquer ce qu'il s'est passé ou je te trucide sur place ! Compris !? »Je déglutis, Carrie ne s'énervait pas facilement alors là, il devait vraiment avoir eu un comportement bizarre en retournant en cours, y'avais de quoi en même temps...
Carrie : « Bill, arrête de hocher la tête, tu parles tout seul. C'est à moi que tu dois raconter l'histoire, pas à ton subconscient ! »
Bill : « Heu oui ... Mais ... Heu en fait ... Bah ... Toms'estapprochéunpeutropprèsdemoietj'aipascontrôlémeshormones. »**Tom s'est approché un peu trop près de moi et je n'ai pas contrôlé mes hormones.Elle haussa les sourcils avant de ...
Carrie : « Hormones !? »dit-elle en écarquillant les yeux.... de bloquer sur le dernier mot.
Carrie : « Tu veux dire que ... T'as bandé sur lui ?!... J'avoue qu'il est super craquant mais à ce point-là quand même... »
Bill : « Oui bah disons qu'il un peu plus qu'attirant au goût de mes hormones réceptives, tu sais très bien que les deux sexes peuvent m'intéressées, bien que je me croyais entièrement hétéro il y a quelques minutes... Sauf que lui ... Je n'aurais pas pensé, j'avoue l'avoir maté quelquefois mais rien de plus. »
Carrie : « Tu t'es fourré dans une de ses merdes Zill'. »
Bill : « Tu m'aides pas vraiment là... »
Carrie : « Mais ! Ho putain mais te rends compte de ce que tu es en train de me dire ! C'est ... C'est tout simplement, oh ! »
Bill : « Putain de sa mère, Carrie tu m'aides pas là ! Je fais quoi s'il vient me voir ou me dit qu'il veut me parler ou ... Ou s'il le raconte à tous ses potes & que je deviens « le gay du lycée », « le mec qui bande sur ces potes », génial... »
Carrie : « Surtout qu'il a plein d'amis... »Je la fusille du regard, elle se détourne et me dit qu'elle est vraiment désolée de me laisser maintenant mais qu'elle doit absolument y aller, qu'elle m'appellera ce soir. Je sors du lycée et cours me réfugier sous l'arbre que Carrie et moi avons signé de son couteau de psychopathe. Je souris à cette pensée puis m'affale sur le banc en soufflant à fond.
Tom : « J'te dérange peut-être ? »Je sursaute bruyamment et me rattrape au banc de justesse.
Tom : « Nan, laisse tomber, je reviendrai plus tard, j'suis désolé, je... »
Bill : « Non ! »Je me tais net, j'ai le bras tendu vers lui et j'ai crié comme si je l'avais imploré de tout mon corps. Il a, par ailleurs, l'air d'avoir pitié de moi. Je marque un temps d'arrêt et me retourne droit comme un piquet vers le banc. Un long et pesant silence s'installe alors. Je grimace silencieusement.
Bill : « Tu sais je suis désolé pour tout à l'heure, je n'ai pas fait exprès, enfin ... On est en pleine adolescence et on se cherche un peu, on ne sait pas trop où on en est... »Je commence à m'embrouiller en simulant un mini cours de biologie... Bref, la honte totale quoi.
Tom : « Bill, stoppe. Tu sais ce n'est pas grave du tout, c'est toi qui est parti en courant, je peux très bien comprendre, ne t'en fais pas pour ça, un accident arrive, les hormones tu sais ça ne se contrôle pas toujours et quelques fois on se surprend soi-même, enfin calme-toi, je ne te jugerai pas. »Il marque une pause avant de reprendre plus hésitant.
Tom : « Et puis tu sais, si tu te poses des questions, je peux t'aider à y répondre... Je sais ce que c'est, enfin non ! Mais heu... Je te comprends. Putain. Bref disons que si je peux t'aider, pas de problème quoi. »Il me sourit, embarrassé, en se grattant m'arrière du crâne. Il le fait souvent quand il est dans une situation compliquée, quand je l'observe... Je m'égare là. Je ne sais pas quoi lui répondre, il a résolu toutes mes interrogations et même un peu plus alors...
Tom : « Bon je vais y aller, à demain, Flora m'attend. »Il se penche vers moi et dépose un petit baiser craintif sur mes lèvres, je ne pas sûr de comprendre et ça doit se lire sur mon visage. Pas que ça me déplaise mais... Hum bon !
Tom : « Si ça peut t'aider... »Un dernier sourire et j'ai l'honneur de profiter d'une vue imprenable sur son postérieur.
Tom : « N'en profite pas trop quand même ! »Je rougis.
Bill : « Je n'te mate pas ! »
Tom : « J'ai jamais dit que tu me matais... »GRILLE... C'est pas grave, j'ai juste envie de rire, ce que je fais et il se retourne pour dévoiler ses dents blanches, haaaaaaaaa !
Je suis vraiment une « petite collégienne complètement conne » là, tout de suite. Bill ? T'es con. Vraiment con.
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... PARDON !!! Non je suis sincèrement désolée mais le coupable est toujours le même, INTERNET ! Si vous saviez le temps que j'ai passé à bidouillé mon modem pour vous poster une belle suite =s Enfin ! Du coup j'ai beaucoup d'avance, j'ai du écrire une vingtaine de pages depuis le dernier chapitre posté ^^
J'espère donc que ce chapitre, que j'ai volontairement rallongé, vous plaira parc'que j'ai mis énormément d'amour dans la suite et de motivation ;)
De plus, si vous aimez ma fiction (ce que j'espère de tout mon coeur), j'en ai entamée une seconde beaucoup plus élaborée, avec plus de vocabulaire allons-nous dire =P Et une histoire inspirée de ma vie personnelle, ce qui lui donnera, e tout cas c'est mon but, une vision beaucoup moins subjective et plus approfondie au niveau de la description des sentiments des perso... Bref, j'aurais juste besoin de votre avis : sachant que cette fiction est très avancée et que je continue de l'écrire, dois-je créer un nouveau blog pour poster la seconde ? Merci d'avance pour vos avis, Bisous et Bonne Lecture. (L)Jude.